Une belle gamelle de tripes

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J’attendais mon tour tranquillement derrière une dame chez Serge l’autre jour lorsqu’il sort de son labo et dit :

— « Marie-Hélène, du gras-double pour dimanche ça te dit ? »

J’ai dégainé le premier et ai répondu « Oui ! » quasi instantanément (à ce niveau-là, ça n’est plus que du réflexe).

Surpris le Serge me demande si je m’appelle Marie-Hélène, ce à quoi j’ai répondu que c’était mon deuxième prénom.

Des fois la dégustation d’une gamelle de tripes ça tient à rien.

Gamelle de tripes à la tomate

Petite nostalgie, c’était le dernier plat de la saison à cuire sur la cuisinière à bois, il fait trop chaud maintenant et elle est éteinte depuis quatre jours.

  • Deux kilos de tripes de bœuf
  • Une boite de pulpe de tomate (bio, c’est mieux)
  • Un gros oignons, deux gousses d’ail, du vin blanc, du concentré de tomate (bio), du sucre, du sel, du poivre, du laurier…

Comme les tripes étaient crues, je les ai fait blanchir deux heures dans de l’eau bouillante avec une gousse d’ail et une échalote, je les ai égouttées, rincées, laissées refroidir un peu et découpées en petits carrés (le but étant de ne pas avoir recours au couteau lors de la dégustation).

J’ai fait dorer l’oignon émincé grossièrement dans très peu d’huile d’olive puis j’ai ajouté les deux gousses d’ail écrasées du plat de la lame du couteau, deux feuilles de laurier et mouillé avec une demie bouteille de vin blanc. J’y ai mis la pulpe de tomate, une cuillère à soupe de concentré de tomate, trois cuillères à dessert de sucre brun, du sel, du poivre. Une fois à ébullition j’ai ajouté les tripes, et complété avec de l’eau pour être aux deux tiers de la hauteur. Quand l’ébullition est revenue, j’ai mélangé soigneusement et tiré sur un coin de la cuisinière pour que ça mijote pendant cinq heures, puis j’ai mis la gamelle hors du feu.

Ça, c’était la veille de servir ce délice.

Le lendemain matin, j’ai repris la cuisson à feu doux pour trois heures, à midi on a dévoré nos assiettes sur la terrasse (hé oui, on est à cheval entre deux saisons…) au soleil avec des pommes de terre vapeur en garniture. J’ai (vaguement) pensé à Julien qui aime ça et qui était parti l’avant-veille…

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